Pour cette collaboration, tu as expliqué que Mudra Afrique avait été ta source d’inspiration principale. Quand as-tu découvert son histoire pour la première fois, et quels éléments t’ont séduite ?
Mudra Afrique représente en Afrique de l’Ouest un moment culturel majeur. Grâce à leur collaboration, Maurice Béjart et Germaine Acogny ont créé un dialogue puissant entre les cultures et les traditions, chose qui résonne profondément en moi. Visuellement, c’est incroyablement saisissant : la richesse des couleurs, la précision des compositions et la force du sujet, tous s’associent d’une manière à la fois poétique et intemporelle.
Comment la collaboration avec PUMA a-t-elle vu le jour, et qu’est-ce qui t’a fait penser qu’elle était faite pour Super Yaya ?
On m’a contactée et cette personne, avec qui je suis très proche aujourd’hui, a servi d’intermédiaire pour le partenariat. Les choses se sont faites naturellement, car plus jeune, dans les années 90, je portais des Speedcat. Il y avait donc déjà un lien. PUMA possède un riche héritage et de nombreuses silhouettes emblématiques. C’était l’occasion idéale de remettre des paires classiques au goût du jour.
Lorsque tu as commencé à créer la basket avec PUMA, quelle a été la première idée ou émotion que tu as souhaité transmettre ?
La dualité. Je voulais que la chaussure soit pleine de contrastes : à la fois sportive et chic, classique mais audacieuse, pro et fun, pouvant être portée en journée comme en soirée.
Comment as-tu retranscrit cette idée dans les matières, les couleurs ou la forme de la chaussure ?
Par la sobriété. Je me suis concentrée sur une palette de couleurs et de matières neutres et unisexes pour rendre la chaussure polyvalente et facile à porter au quotidien. Elle s’adapte ainsi très bien aux différents styles et environnements.
Avec le temps, les sneakers deviennent souvent des symboles culturels. Quel chemin espères-tu que cette chaussure prendra une fois lancée ?
J’espère qu’elle sera réellement portée ; qu’elle accompagnera les gens dans leurs déplacements et leurs moments du quotidien. Dans l’idéal, qu’elle trouve sa place naturellement dans la routine des gens, tout en conservant son identité singulière.